Le Racing plonge et les nerfs craquent. Quoiqu'en dise Jean-Marc Furlan, il a bel et bien insulté gravement Fabio Grosso lors de l'expulsion de Mouloungui. "Italien de merde, maccaroni" avaient capté les caméras de Canal plus sur le coup. Son propos a été filmé ce qu'il ne savait pas au moment de refuser une première interview d'après-match expliquant alors: "je vais dire une connerie". Le mal était déjà fait. Pour ne rien arranger, certains journalistes l'entendront ajouter à l'issue de la conférence de presse d'après match une autre phrase: "On ne peut pas dire que l'Italien a renié ses gènes ou sa race."
Un nouveau dérapage. Inexplicable. Un propos relayé immédiatement. Car évidemment toute la presse s'est emparée de l'affaire. Un dérapage verbal de plus en pleine campagne anti-racisme. Après les supporters messins, la banderole du Stade de France, cela fait mauvais effet, encore plus de la part d'un entraîneur de Ligue 1. Jean-Marc Furlan a rapidement réagi, afin de ne pas être assimilé à des faits qu'il juge sans doute d'une autre nature. "Je m'inscris donc en faux face à cette tentative de dérive. Le mot racisme m'est totalement étranger et, ayant des origines directes italiennes, je ne peux accepter que certains puissent mettre en cause mon attachement à l'égard de ce pays", plaide Furlan dans un communiqué.
La Licra s'en mêle, l'OL porte plainte
La Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) a condamné lundi, via son site Internet, les propos tenus samedi par Furlan. L'Olympique Lyonnais souhaite porter plainte, Fabio Grosso pourrait en faire de même. A moins que l'Italien n'entende les excuses de Furlan: "Citoyen d'honneur de la ville de Cinto-Camagione en Italie et élevé par une famille paternelle italienne, j'éprouve le plus grand respect et une réelle admiration pour cette nation. Je tiens à présenter mes excuses auprès du joueur Fabio Grosso si mes propos l'ont blessé."
La sincérité des excuses et la véracité de ses racines transalpines peuvent-elles agir comme une bonne pommade sur un mauvais coup ? Un coup de sang sur un banc de touche, cela fait déjà mauvais effet même pour l'entraîneur du 19e de Ligue 1 qui sent plus que jamais la pression de la Ligue 2. Jean-Marc Furlan s'est assurément emporté. Et à deux reprises. C'est deux fois de trop et ça risque de lui coûter très cher.
Glouuup manquait plu ke sa !
Réagissez ! Tous les comms sront rendu !